Parenthèse n°6 – Comment démarrer une stratégie de fundraising ?

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Vous vous intéressez au fundraising mais vous ne voulez pas en faire votre métier pour autant ? Vous voulez vous lancer dans une démarche de collecte (ou de mécénat) et partir sur de bonnes bases ? Dans la continuité de la Parenthèse n°5, je vous explique dans cette nouvelle Parenthèse comment procéder.

Cette Parenthèse est tirée d’un atelier que j’ai eu le plaisir et l’honneur d’animer en complicité avec ma consœur Mathilde Salvaire, le 11 avril 2019 lors du colloque annuel du groupe régional Occitanie de l’AFF (Association Française des Fundraisers). #AffTlse2019 #VisMaVieDeFundraiser

Quelques prérequis avant de se lancer

Le fundraising c’est comme la bonne cuisine : le temps de préparation et la qualité des ingrédients sont essentiels pour obtenir de bons résultats.

Avant de vous lancer, vous devez comprendre une règle essentielle du fundraising : la règle des 80 / 20 (ou loi de Pareto). La collecte effective représente à peine 20% de votre temps dans l’ensemble de la démarche. Les 80% restants seront surtout consacrés à convaincre et mobiliser aussi bien en interne (collaborateurs, bénévoles, gouvernance) qu’en externe (prospects, partenaires, etc.).

Aussi, avant de foncer tête baissée chez le premier patron d’entreprise du coin pour lui réclamer 1 000€, ou de faire des pieds et des mains pour avoir les coordonnées de Bernard Arnaud, vérifiez que vous êtes bien au point sur ce qui suit :

  • Connaissez-vous la différence entre le mécénat et le parrainage ?
  • Etes-vous éligible à la procédure de rescrit fiscal ?
  • Combien de temps avez-vous devant vous (sachant qu’un minimum d’1 an est nécessaire pour obtenir des résultats concrets) ?

Une fois que vous vous êtes posé ces quelques questions, vous pouvez appliquer la méthodologie que j’applique systématiquement avec les projets que j’accompagne : le Cercle du Fundraising.

Le Cercle du Fundraising : une histoire sans fin

Le principe de cette méthodologie est qu’elle permet une amélioration continue de votre démarche de collecte. Plus vous travaillerez les aspects stratégiques, plus vous serez à l’aise pour passer à l’action (collecter), et plus vous ferez des erreurs qui vous permettront d’ajuster le tir.

Le cercle sans fin du fundraising

Cette méthodologie vous permet donc de vous poser les bonnes questions au bon moment, et dans le bon ordre. Le Cercle du Fundraising se met en oeuvre en 10 étapes.

C’est parti !

1) Se connaître, s’analyser

Réalisez votre propre audit interne et externe, en prenant bien soin de repérer vos concurrents et de vous intéresser à ce qu’ils font. Organisez des réflexions au sein de vos équipes pour que la démarche soit collective et partagée.

2) Construire sa base projets

Faites le point sur tous les projets que veut mener votre organisation sur les 3 prochaines années. Comprenez les enjeux, définissez les impacts que ces projets auront sur vos bénéficiaires, et surtout déterminez le budget nécessaire pour chaque projet.

3) Fixer son objectif de collecte

A partir des données budgétaires collectées plus tôt, définissez un objectif de collecte sur 3 ans et qui couvre tous vos besoins. Si votre organisation agit dans plusieurs pays, veillez à ce que l’objectif soit exprimé dans la même devise.

Viser haut pour son objectif fundraising

4) Bâtir son modèle économique de campagne

En fonction de votre objectif, définissez quelle sera la part de dons majeurs dans votre objectif (60% de l’objectif), de grands et moyens dons (20%), de dons simples (10%). Vous définirez ainsi les montants à demander aux différents types de donateurs et le nombre de donateurs qu’il vous faudra pour chaque palier de don (10% de vos donateurs pour obtenir 60% de l’objectif de collecte, 20% pour atteindre 20%, et 60% pour atteindre 10%).

Le fundraising est une histoire de pyramides

5) Construire son offre donateur

Selon les paliers de dons définis, faites le tour des privilèges, marques de reconnaissance publiques et privées, invitations à vos événements, éléments de reporting, courriers personnalisés… Tout ce que vous êtes en mesure de proposer à un donateur qui lui démontre votre reconnaissance et fait de lui une véritable partie prenante de vos projets. Hiérarchisez et priorisez les contreparties en fonction du montant de don espéré.

6) Rédiger sa plateforme de discours

Posez sur le papier les éléments de langage que vous allez utiliser pour convaincre en externe (case for support, plaquette de mécénat, phrase ascenseur, etc.). Clarifiez bien votre projet associatif et mettez en valeur vos singularités. Et surtout faites attention au jargon ! Cette « plateforme de discours » partagée et acceptée en interne permettra à tout le monde d’être sur la même longue d’onde (et d’éviter les bémols).

Un bon fundraiser travaille bien son case for support

7) Identifier ses cibles

A ce stade vous pouvez commencer à construire votre base de contacts, en priorisant vos cibles selon la méthode de segmentation LIC (lien – intérêt – capacité). Pensez à des prospects donateurs potentiels, mais surtout à des alliés, relais, des personnes de confiance qui pourraient devenir vos ambassadeurs et vous permettre d’accéder à vos prospects.

8) Préparer son plan d’action

Selon les cibles que vous aurez définies, définissez l’approche pour chacune d’entre elle (du one to one pour les donateurs majeurs au one to many pour les donateurs simples). N’oubliez pas non plus de préparer votre budget, un rétroplanning et de construire vos outils de suivi. Cela vous permettra en cours de campagne d’ajuster vos efforts et ceux de vos équipes.

8) Collecter

Vous êtes fin prêt à vous lancer dans le grand bain ! Gardez en tête que vous êtes sur des approches de long terme et que vous devez prendre le temps de cultiver une relation avec vos prospects avant de solliciter un don auprès d’eux. Prenez conscience qu’un donateur fidèle se mérite, et que vous devez continuer vos efforts même après le premier don.

10) Evaluer, capitaliser… et recommencer !

Faites le point et revisez vos objectifs, faites un bilan avec vos équipes, votre gouvernance, ou même vos donateurs / mécènes partenaires pour recueillir leurs retours bienveillants. Evaluez votre impact et faites le point sur votre théorie du changement.

Conclusion : le fundraising ce n’est que du bon sens !

Vous l’aurez sans doute compris, le fundraising ce n’est vraiment pas la mer à boire. Pour vous assurer que votre démarche prenne et dure sur plusieurs années, voici quelques conseils pratiques :

  • Partagez la démarche en interne, faire des points réguliers avec vos collègues pour partager vos succès (et même vos échecs),
  • Associez votre gouvernance aux réflexions et aux rendez-vous que vous faites (surtout pour des rendez-vous avec des donateurs majeurs),
  • Restez en contact régulier avec vos prospects et envoyez-leur de vos nouvelles, intéressez-vous à eux,
  • Chouchoutez vos donateurs et vos ambassadeurs, passez du temps avec eux et prenez de leurs nouvelles régulièrement. Faites-leur un bilan de vos actions en avant première. Un donateur mécontent est la pire publicité que vous puissiez vous faire !
  • Apprenez, enfin, à lâcher du lest et à vous pardonner vos erreurs. Collecter est déjà suffisamment difficile, vous n’avez pas besoin de vous accabler de reproches.

Et si malgré tous ces bons conseils, vous n’y arrivez-pas, il est toujours temps de recruter un fundraiser. Rendez-vous dans la Parenthèse n°5 pour savoir comment travailler avec un fundraiser, ou contactez-moi.

Signé : Axelle

Pour aller plus loin

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Parenthèse n°5 – On ne naît pas fundraiser, on le devient

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Il y a longtemps que je veux écrire une Parenthèse spéciale « débutants ». Vous êtes nombreux en effet à m’écrire depuis la création de ce blog, via le formulaire de contact ou via LinkedIn, avec des tonnes de questions sur le métier, ou pour savoir comment se lancer concrètement dans une démarche de collecte de fonds (ou mécénat). Difficile, en effet, de savoir par où commencer quand on est peu nombreux dans une organisation et que l’on ne connaît pas forcément le métier de fundraiser.

Parce que j’adore mon métier et que je ne recule jamais devant une occasion de partager mon expertise, je vais vous réponse non pas en une mais en deux Parenthèses ! Cette 5e Parenthèse a pour but de vous donner des clés pour vous lancer dans le métier. Dans la Parenthèse n°6, je vous explique comment concrètement débuter une démarche de fundraising (ou de mécénat).

Cette Parenthèse est tirée d’un atelier que j’ai eu le plaisir et l’honneur d’animer en complicité avec ma consœur Mathilde Salvaire, le 11 avril 2019 lors du colloque annuel du groupe régional Occitanie de l’AFF (Association Française des Fundraisers). #AffTlse2019 #VisMaVieDeFundraiser

La clé pour devenir fundraiser

Fundraiser : une vocation ?

Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, j’ai déjà exprimé ma vision du métier dans ma toute première Parenthèse, intitulée « C’est quoi un « fundraiser « ? ».

Alors comment on en vient au fundraising ? Ou est-ce le fundraising qui vient à nous ? Vaste question !

En ce qui me concerne, je me suis dévoilée ans un article publié par Yéza Lucas en 2018 sur les raisons qui m’ont poussée à faire ce métier. Vous pouvez (re)découvrir cet article qui je l’espère vous donnera à vous aussi envie de vous lancer.

Comment savoir si ce métier est fait pour vous ?

Si vous êtes profondément engagé pour une cause, que vous aimez convaincre / persuader, vous n’avez pas peur d’essayer / corriger / recommencer, que vous avez une fibre de stratège (ou au moins de tacticien), et que vous aimez fédérer différentes parties prenantes autour d’un même projet : ce métier est fait pour vous !

Pas besoin d’être un vieux baroudeur de l’associatif façon Bernard Kouchner pour devenir fundraiser. Il paraîtrait même, d’après le dernier baromètre Fundorama, que le fundraiser type aujourd’hui est une femme, jeune, résidant à Paris (tiens, ça me dit quelque chose !).

Si le métier tel qu’on le connaît aujourd’hui est assez récent (fin des années 1970), il se professionnalise de plus en plus. L’Association Française des Fundraisers réalise depuis 1991 un travail précieux en ce sens, notamment pour fixer un cadre déontologique et méthodologique commun à tous les professionnels.

Version moderne du fundraiser façon Bernard Kouchner

Quelles compétences nécessaires pour devenir fundraiser ?

Quel que soit le poste occupé par le fundraiser ou son statut (salarié de l’organisation ou d’une agence prestataire, bénévole, indépendant), voici les compétences auxquelles il fait appel :

Côté compétences techniques (hard skills) :

  • Maîtrise d’une ou plusieurs techniques de collecte (marketing direct, mécénat d’entreprise, événementiel, crowdfunding, legs, etc.),
  • Connaissance du cadre juridique et fiscal (plus ou moins poussée selon la technique),
  • Maîtrise des méthodes de veille et de gestion de base de données,
  • Maîtrise de techniques d’approche commerciales et de négociation,
  • Connaissance du monde associatif et des projets menés par son organisation,
  • Compétences en pilotage de projets et gestion d’équipe, compétences en stratégie.

Côté compétences comportementales (soft skills, c’est là que ça se corse) : goût pour l’animation de réseau, aisance relationnelle, diplomatie, tact, créativité, audace, goût pour l’innovation, sens de l’éthique, empathie, « bilinguisme » associatif / secteur marchand, capacité à fédérer en interne et en externe pour atteindre ses objectifs, capacité à encaisser l’échec (et les chèques !), …etc.

La liste est longue, mais vous l’aurez compris : pour devenir un bon fundraiser, cultiver ses soft skills est indispensable 😉

Le bon ou le mauvais fundraiser

Toutes ces qualités vous permettront de vous lancer (plutôt) sereinement dans un univers où :

  • La générosité des particuliers en France a tendance à s’essouffler, malgré des techniques de collecte de plus en plus sophistiquées,
  • La concurrence sur la collecte se fait de plus en plus grande, avec des causes toutes plus importantes les unes que les autres,
  • Les règles juridiques et fiscales évoluent, au bénéfice des TPE et PME et du mécénat local,
  • Plus largement, la peur du changement dans les organisations et les entreprises, à cause d’un monde en mutation et en proie aux crises systémiques.

Conclusion : le fundraiser du XXIe siècle est (avant tout) un stratège !

Que vous ayez l’âme d’un commercial, d’un communicant, d’un militant ou d’un(e) leader politique, pour être un fundraiser aujourd’hui il vous faut être (ou devenir !) un véritable stratège.

Dans un contexte de plus en plus concurrentiel et incertain, vous ne pourrez vous dispenser de (re)poser les fondamentaux de votre organisation pour lui permettre de ce développer. Et pour cela, vous pouvez vous appuyer sur une méthodologie très utile : le Cercle du Fundraising. Rendez-vous dans la Parenthèse n°6 !

Signé : Axelle

Pour aller plus loin

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Parenthèse n°4 – Cas pratique : l’Association Petits Princes

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Dans la Parenthèse n°2, Yéza Lucas et moi vous donnions 4 astuces pour un bon copywriting au service de son fundraising. Dans cette nouvelle Parenthèse, je vais vous montrer que le storytelling (ou communication narrative) peut vous permettre de développer la collecte de votre organisation, en améliorant l’engagement de votre communauté de donateurs et personnalisant votre relation avec eux. Et dans ce but, je vais prendre l’exemple d’une association que je connais bien : l’Association Petits Princes

De l’intérêt de raconter de belles histoires

Les néophytes du fundraising sont sur le point de comprendre un aspect fondamental du métier de fundraiser : le plus dur dans la collecte n’est pas de recruter des donateurs.

Et heureusement d’ailleurs, sinon cela ferait bien longtemps que les fundraisers dans les associations auraient été remplacés par des annuaires d’entreprise ou des bases de données de contribuables à l’IFI.

Contrairement à une idée reçue encore (trop) tenace, tout le savoir-faire du fundraiser consiste à créer, dès le départ, une relation de confiance avec un donateur pour initier une histoire qui durera le plus longtemps possible. Que cette histoire dure 1 mois, 1 an, 10 ans ou toute une vie, peu importe : ce qui compte c’est d’aller le plus loin possible ensemble.

« Un peu comme une relation amoureuse » me direz-vous. Et c’est d’ailleurs une comparaison tout à fait valable : en matière de relation donateur, mieux vaut apprendre à se connaître avant de faire sa demande en mariage.

C’est pourquoi le storytelling et le copywriting sont deux techniques d’écriture qui peuvent particulièrement bien fonctionner dans la communication associative.

Association Petits Princes, raconte-moi une histoire !

Il est des associations qui vous inspirent et dont la cause a tellement de sens que vous ne pouvez que vous sentir concerné.

L’Association Petits Princes est pour moi l’une de ces associations. 

Que fait l’Association Petits Princes ?

J’ai connu Petits Princes grâce à Anne-Sophie Douillet, chargée des partenariats entreprise de l’association, que j’ai rencontrée l’été dernier autour d’un café, un jour où il faisait à peu près aussi beau et chaud qu’en ce début d’année.

Anne-Sophie m’a tout de suite donné envie d’écrire un article sur l’association, tant sa philosophie des partenariats entreprises me plaisait.

Ce que fait l’association en deux mots : créée il y a 30 ans, Association Petits Princes réalise les rêves d’enfants gravement malades. Pionnière en France, elle s’appuie sur un phénomène démontré par de nombreuses recherches scientifiques. Le rêve est un moteur puissant d’espoir, de dignité et d’estime de soi pour l’enfant malade. Dans le cadre de traitements médicaux lourds et souvent longs, la réalisation d’un ou plusieurs rêves permet à l’enfant malade et sa famille de garder foi en l’avenir et parfois même d’envisager la guérison comme une possibilité, un but atteignable.

L’histoire de l’Association Petits Princes s’est écrite très rapidement grâce au soutien d’entreprises partenaires. Certaines sont aux côtés de l’association depuis une dizaine d’années.

Depuis 1987, l’Association Petits Princes a réalisé plus de 7 000 rêves. En 2017 ce sont 517 enfants qui ont pu le temps d’une journée ou d’un week-end mettre de côté la maladie et les traitements pour vivre leur passion. Ce chiffre est appelé à augmenter dans les prochaines années avec une croissance de 10% par an, tant la « demande » de rêves à réaliser est grande.

Le storytelling dans la communication de l’Association Petits Princes

L’Association Petits Princes est déjà très bon élève en matière de storytelling (ou communication narrative).

Et vous allez vite comprendre pourquoi 😉

L’une des forces de l’association est d’avoir adopté une communication positive, pleine d’espoir et qui ne verse jamais dans le pathos. La grande histoire de l’Association Petits Princes est jalonnée de petites histoires, qui nourrissent l’ensemble de ses canaux de communication (réseaux sociaux, newsletter, magazine, site internet, etc.) :

  1. Les histoires des « Petites Princesses » et « Petits Princes »
  2. Les histoires des bénévoles de l’association
  3. Les histoires des partenariats noués avec des entreprises

Le rêve de Gwénola, 17 ans, passionnée de couture

L’avis des Parenthèses d’Axelle

L’Association Petits Princes a su créé au fil des années une véritable communauté autour d’elle, « la famille Petits Princes ». Comme toute association, elle doit pourtant développer des trésors d’ingéniosité pour rester innovante et surtout continuer à développer sa collecte.

Dans cette perspective, le copywriting est un outil qui lui permettrait :

  1. De développer son audience et accroître sa notoriété,
  2. De créer une relation plus intime, plus personnelle, avec son audience,
  3. D’améliorer l’engagement de la « famille Petits Princes » (bénévoles, donateurs, partenaires, administrateurs, ou simples sympathisants comme moi)

Comment s’y prendre ?

Une manière simple d’appliquer le copywriting à la communication de l’Association Petits Princes est tout simplement de le combiner au storytelling déjà existant.

L’observation de quelques règles de base pourrait dans un premier temps produire de réels effets sur sa communication digitale, comme par exemple :

  1. Adopter le même style narratif dans les billets de blogs (les « nouveaux rêves ») que dans la newsletter,
  2. Accentuer le recours au saut à la ligne et au texte en gras dans tous les textes, pour guider davantage le lecteur,
  3. Ne proposer qu’un seul call to action dans chaque e-mailing envoyé, c’est à dire le partage de nouvelles du terrain pour les newsletters et les dons pour les e-mailings d’appel à don

A bon entendeur 😉

Signé : Axelle

Sources :

  • Site internet de l’Association Petits Princes
  • Newsletter et e-mailing d’appel à don de décembre 2018 de l’Association Petits Princes
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Parenthèse n°3 – Les leçons de trois ans d’entrepreneuriat

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Aujourd’hui, cela fait trois ans jour pour jour que je me suis lancée à mon compte. Trois ans d’aventure entrepreneuriale ! En ce début d’année 2019, que je vous souhaite à tous belle et heureuse, un bilan s’impose.  


Photo by Marten Bjork on Unsplash

Il y a trois ans je sortais à peine de l’école, pleine d’espoir pour l’avenir et la tête remplie de rêves. Je ne m’en doutais pas encore à l’époque, mais j’étais en proie à beaucoup d’idées préconçues, qui s’étaient construites malgré moi pendant la première partie de ma vie. Sur l’entrepreneuriat bien sûr, mais aussi sur le monde du travail et sur le management.

2016 – 2019 a été pour moi une période intense de déconstruction de ces idées préconçues. La route a été longue, sinueuse et truffée d’obstacles, de remises en questions profondes et de nuits blanches. J’ai dû apprendre par la force des choses à ménager ma monture (c’est-à-dire ma pomme). J’ai appris à voir plus loin que l’instant présent, à savourer mes petites victoires quotidiennes plutôt que de m’arrêter sur des échecs. Pour me préserver, mais aussi mon entourage.

J’ose enfin au bout de trois ans utiliser ce mot : entrepreneuriat. Et ce même si je n’envisage pas à ce jour de « créer mon agence » ou « monter ma boîte », de « devenir patronne », de « disrupter tous les process du fundraising » ou de « scaler« . Non pas par manque d’ambition, mais pour continuer à avancer selon les valeurs qui me sont chères : créativité, ouverture, audace et engagement. Rien n’est dorénavant plus cher à mes yeux que d’apporter le plus de valeur possible aux projets que j’accompagne, et de continuer à proposer un contenu de qualité sur ce blog.

C’est pourquoi je vous livre aujourd’hui le fruit de ces trois ans d’introspection, que je pourrais résumer en 3 leçons. J’espère que ce qui suit vous permettra de vous sentir moins seul(e) dans votre projet et même d’envisager l’entrepreneuriat comme une voie possible d’épanouissement personnel et professionnel.

Leçon n°1 : Aucun diplôme ne fera de vous un bon entrepreneur

Je l’admets aujourd’hui : je me suis longtemps laissée croire que mon parcours « prépa – école de commerce » me conduirait tout droit vers une activité florissante. Quelle naïveté !

Mes études m’ont assurément donné des méthodes et une structuration intellectuelle qui m’ont permis de rebondir rapidement et de me développer dans certains domaines (marketing, communication, comptabilité, cadre juridique et fiscal, etc.). Et il faut également le reconnaître, mes études m’ont donné une rigueur, une agilité intellectuelle et une culture générale indispensables à l’exercice de mon métier de fundraiser.

En revanche, mes études ne m’ont pas franchement dotée des soft skills (= compétences « douces », qualités humaines et relationnelles) indispensables à entreprendre. Mes études m’ont appris à me projeter dans de grandes structures, où mon salaire serait justifié par un diplôme et où il est normal d’être méprisée sans broncher (voire maltraitée) par ses supérieurs hiérarchiques. Mes études ne m’ont pas appris la patience, l’endurance, la combativité et la connaissance de soi qui me sont indispensables au quotidien. 

Bonne nouvelle donc pour ceux qui veulent se lancer, même sans diplôme : ce n’est pas parce que vous n’avez pas fait de grande école que vous ne pourrez pas être un (très) bon entrepreneur !

Leçon n°2 : Entreprendre, c’est faire

Cette deuxième leçon est assez liée à la première. Dans le système scolaire français, l’échec est très mal vu et on vous apprend que la moindre erreur entachera à vie votre cursus. Or entreprendre, c’est avant tout apprendre à échouer. Bonne nouvelle n°2, donc : l’échec est normal quand on entreprend, et il est loin d’être une fatalité. Et pour échouer, il faut oser se lancer, passer de la réflexion à l’action.

Entreprendre, c’est avant tout se donner les moyens de réussir tout en se laissant la possibilité d’échouer. Etre un bon entrepreneur, c’est certes avoir une vision. Même le plan stratégique sur 10 ans le plus brillant ne sera rien si vous ne savez pas appliquer cette vision et passer à l’action. Et pour passer à l’action, il faut oser faire (ou faire faire), tout en envisageant l’échec comme une possibilité.

Gérer son stress et ne pas se laisser paralyser par la peur d’échouer sont de vrais soft skills que l’on apprend par l’entrepreneuriat. En trois ans, j’ai toujours davantage regretté d’être passée à l’action trop tard plutôt que d’être passée à l’action tout court !

Leçon n°3 : Entreprendre, c’est laisser le temps au temps

Il y a trois ans, je ne comprenais pas qu’on me conseille d’attendre trois ans avant de voir ce que valait vraiment mon activité. Je trouvais ce délais incroyablement long, et je me disais qu’en travaillant deux fois plus, j’irai deux fois plus vite dans mon développement.

C’était encore une fois une idée préconçue, et donc une erreur.

En trois ans, j’ai appris que ces trois premières années de démarrage d’activité sont incompressibles, et qu’entreprendre c’est donc s’armer de patience. J’ai compris que ce délai est essentiel pour se confronter à la réalité du marché et en tirer les bons enseignements. Pendant trois ans, on comprend ce que l’on vaut, on comprend les besoins de ses clients, on rencontre ses concurrents qui pourront devenir de véritables partenaires. Pendant trois ans, on apprend à se connaître et à savoir où sont nos points forts. On sait quelle valeur on est capables d’apporter à nos clients.

En guise de conclusion

Pour résumer en quelques mots : l’entrepreneuriat est une formidable école des soft skills. Mon aventure entrepreneuriale s’arrêtera peut-être un jour. J’aurai pour autant appris durablement la patience, l’autonomie, la polyvalence, la gestion du stress et la confiance en moi.

J’espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair, et qu’il vous permettra de questionner vos propres idées préconçues. Je vous souhaite à tous un jour d’avoir la chance de pouvoir vous lancer dans cette folle aventure 🙂

Signé : Axelle


Photo by Jon Tyson on Unsplash
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Parenthèse n°2 – Le copywriting au service du fundraising : 4 astuces pour se démarquer

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Pour cette nouvelle parenthèse, j’ai décidé de partager ma plume avec une bonne copine : Yéza Lucas.

Yéza est freelance comme moi. Elle conseille des indépendants et des entrepreneurs dans le développement de leur activité et leur personal branding. En bonne représentante de notre génération, Yéza a toujours 3 000 projets à mener et une énergie débordante. Elle est surtout l’une des expertes en France sur une discipline bien particulière : le copywriting. Moi-même curieuse de cette discipline, je lui ai proposé de mettre nos cerveaux hyperactifs en commun pour vous proposer une Parenthèse qui, je l’espère, vous remotivera pour votre campagne de fin d’année.

Qu’est-ce que c’est encore ce truc, le copywriting ?

Si vous êtes e-marketeur, vous avez très probablement déjà entendu ce mot cette année. Pour les autres… Eh bien on ne peut pas vous en vouloir : ce terme n’est pas très connu du grand public en France. Un peu comme le fundraising d’ailleurs… Mais il y a fort à parier que ça va vite changer !

Le copywriting c’est l’art d’écrire pour vendre. L’art de persuader son lecteur par son écriture.

Le copywriting ce n’est pas de la rédaction web, mais un style d’écriture particulier qui tient ses influences du e-marketing. Il gagnerait grandement à être connu dans l’ESS en raison des synergies très puissantes qu’il peut générer pour votre campagne marketing, vos e-RP, vos actions de plaidoyer… etc.

Nous allons surtout nous concentrer dans cet article sur ce que le copywriting peut vous apporter dans le cadre de votre campagne de e-fundraising.

Pourquoi utiliser le copywriting ?

Tout simplement parce qu’il répond efficacement à trois objectifs que peut se fixer une association, une ONG ou tout autre projet d’intérêt général :

  1. Fédérer une communauté de soutien autour de votre projet (bénévoles, membres, administrateurs, donateurs actuels, etc.)
  2. Développer une communication singulière autour de votre marque associative
  3. Créer un véritable engagement de la part de votre communauté, très précieux dans le cadre d’une approche peer to peer

Quelques précautions sont à prendre tout de même :

Comment persuader votre audience de vous faire un don ?

D’abord, adoptez un style personnel pour établir une proximité avec votre lectorat

Pour cela, vous n’êtes pas obligé(e) d’employer le tutoiement. Mais gardez toutefois en tête que vous devez vous adresser à une seule personne. Sans cela, vous n’arriverez pas à toucher votre lecteur.

La proximité passe également par un ton chaleureux dans lequel vous allez prendre votre lecteur à parti. Racontez des anecdotes de votre association. Racontez l’histoire de votre équipe. Humanisez votre communication écrite !

Plus votre style sera simple et léger, plus la lecture de vos contenus sera fluide et agréable. Ne négligez surtout pas ce détail car, si votre lecteur décroche, vous êtes perdu.

Ensuite, maniez avec précision vos mots pour toucher votre lectorat

Beaucoup de chargés de communication font l’erreur d’être généralistes pour toucher le plus de monde possible.

C’est une erreur.

Si vous voulez toucher votre cible, vous devez lui parler personnellement.

Pour autant, veillez à ne pas (trop) tomber dans le jargon, même s’il fait partie de l’ADN de votre organisation.

Vous devez utiliser les bons termes pour permettre à votre lecteur de visualiser le message que vous voulez lui faire passer.

Ne parlez pas de « dispositifs d’éducation artistique et culturelle », mais d’accès à la culture pour tous. Bannissez les termes tels que « subventions », préférez plutôt des termes comme « recherche de financements » ou « développement du mécénat ». Ne parlez pas de « chantier d’insertion », mais de projet local d’insertion pour des sans abris, migrants, ou tout autres publics fragiles.

Rendez vos contenus captivants pour que votre lecteur vous lise en entier

Le copywriting est une technique d’écriture. Elle implique donc des codes.

Et parmi eux : le retour à la ligne.

Ne faites pas des blocs de texte. Personne n’a envie de lire ça.

Passez à la ligne pour aérer votre lecture et surtout vous mettre à la place de votre lecteur.

Mettez du gras sur les groupes de mots importants.

Utilisez des titres et des sous titres pour guider votre lecteur.

Illustrez vos textes avec des images.

Ces techniques vont permettre à votre lecteur d’accélérer son rythme de lecture et aller au bout de votre texte.

Et c’est ce que vous voulez.

Enfin, ajoutez un appel à l’action à tous vos contenus

Si vous écrivez sans but, vous ne convertirez jamais vos lecteurs en donateurs. Vous ne transformerez jamais votre audience en communauté.

L’appel à l’action (ou le call to action) est ce qui va vous permettre de demander à votre lecteur de réaliser une action en fin de lecture.

Le call to action est l’objectif principal de tous vos écrits. Car oui, vous écrivez pour informer, certes, mais avant tout pour persuader.

Chacun de vos textes a donc un seul objectif.

Si vous écrivez sans but, vous ne convertirez jamais vos lecteurs en donateurs. Vous ne transformerez jamais votre audience en communauté.

Alors dès que vous pensez à un sujet d’article, un objet de newsletter, pensez à votre lecteur : qu’attendez-vous de lui ?

Voulez-vous lui demander de commenter votre article ? S’abonner à votre newsletter ? Contribuer à votre campagne de crowdfunding ? Partager vos contenus à un ami qui serait un potentiel donateur ? Prendre son téléphone pour vous demander plus d’infos ?

Vous ne savez pas ? Lui non plus.

Vous savez ce que vous voulez ? Très bien, à vous de le lui montrer !

Objectif campagne de fin d’année

La fin de l’année approche, à vous de vous démarquer de vos concurrents !

Si vous voulez avoir dès maintenant un exemple concret de copywriting, abonnez-vous à la newsletter de Yéza. Pour avoir un exemple dès le mois prochain de copywriting au service du fundraising, abonnez-vous à la newsletter des Parenthèses d’Axelle.

Signé : Yéza & Axelle

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