Parenthèse n°11 – Vive 2020 !

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2019 a été une très belle année pour « Roi Corp ». Pour autant, j’aborde 2020 avec impatience. Voici pourquoi.

2019 : l’année de l’équilibre et de l’harmonie

Dans ma newsletter de Janvier 2019, je posais l’intention d’atteindre un plus grand équilibre professionnel et une plus grande harmonie entre ma vie personnelle et professionnelle. Un véritable objectif en soi que l’on soit freelance ou non.

Petit point d’étape alors que le mois de Janvier 2020 est déjà bien entamé.

Un petit chez moi plutôt qu’un grand « chez les autres »

Dans la première moitié de 2019, je me suis lancée (avec Chéri <3) dans une course de fond que certains d’entre vous connaissent certainement : une acquisition immobilière (et les travaux de rénovation qui vont avec). Si la menée à bien de ce projet n’a pas été de tout repos, il en résulte que je ne jette désormais plus mes précieux revenus d’indépendante dans un loyer (#SérénitéFinancière). J’ai pour les prochaines années un point de chute durable (#Stabilité), sans restrictions aucune pour y installer mon siège social. Le tout dans la verte commune de Clamart, en région parisienne (#DuVertEtDuCalme).

Vive 2020 ! (1)

Mens sana in corpore sano

La deuxième moitié de 2019 a été une période consacrée à une meilleure connaissance de moi-même. Une fois mes bagages posés dans mon nouveau nid douillet, j’ai réalisé un bilan psychologique doublé d’un accompagnement par une coach (la grande Yéza Lucas). Cette démarche m’a permis de me dégager de nombreuses croyances dites limitantes et de me projeter sur les 20 prochaines années. J’ai avec bonheur découvert chez moi des ressources insoupçonnées de créativité, sur lesquelles j’entends bien capitaliser à l’avenir.

Autre changement majeur de 2019 : la gestion de mes émotions et de mon temps. J’avais déjà commencé ce travail en 2018 en bloquant dans mon agenda des séances de sport hebdomadaires. La découverte de mon potentiel créatif m’a décidée à me consacrer plus de temps encore cette année. Je me suis donc engagée avec conviction dans de nouveaux projets chorégraphiques. J’ai même commencé de nouvelles activités comme l’écriture ou le coloriage pour adultes (si si !).

Mais l’initiateur de tout cela a été la découverte de la méditation, que je pratique quotidiennement depuis maintenant 6 mois. Cette pratique m’a beaucoup aidée à gérer mon stress, et m’a appris quelque chose de fondamental : le lâcher prise (#Hallelujah).

« If you want to make the world a better place, take a look at yourself and make that change »

Michael Jackson

Chez « Roi Corp », on scale aussi !

NB : Pour les profanes du parler « Startup Nation », « to scale up » veut dire « changer d’échelle ».

Côté business, 2019 m’a permis d’atteindre un équilibre dans mon modèle économique. Cette année a aussi été celle de la reconnaissance par mes pairs. J’ai eu le grand privilège de rejoindre le groupe métier des consultants indépendants animé par l’Association Française des Fundraisers.

En conséquence de mon travail de longue haleine de personal branding et de marketing digital, j’ai reçu également cette année de nombreuses propositions de collaboration. Plus que le nombre, c’est la qualité de ces propositions qui m’a agréablement surprise, tant en terme de budgets que d’ambition des campagnes de levée de fonds.

Je dois aujourd’hui me rendre à l’évidence : « Roi Corp » joue désormais dans la cour des grands !

Vive 2020 ! (2)

2020 : l’année Luxe, calme et volupté ?

J’ouvre grand les bras à cette année 2020, pour laquelle j’ai posé trois défis de taille. Challenge accepted!

Défi n°1 de 2020 : travailler moins pour gagner plus

Quand on est indépendant, la tentation est grande d’accepter de nouvelles missions plus rémunératrices (tout en continuant d’honorer les actuelles !), de saisir toujours plus d’opportunités… Bref, d’avancer toujours plus vite !

Si tout cela est grisant et flatte l’égo, cela conduit inévitablement à l’épuisement. Si l’on ne pose pas de garde-fous, ce rythme de vie peut avoir des effets à long terme sur la santé et la vie personnelle.

En 2020, je me fixe donc pour objectif de ne plus travailler que 4 jours par semaine. Pour me dégager du temps pour moi, des temps où il n’y a rien à réussir, rien à atteindre. Tout simplement.

Vive 2020 ! (3)

Défi n°2 de 2020 : indépendante mais pas solitaire

Quand on joue solo, on atteint rapidement la limite des missions que l’on est capable d’assumer seul. Et pourtant le changement d’échelle fait partie de la vie de toute entreprise qui se porte bien.

Le burn out ne faisant pas franchement partie de mes projets de vie, j’ai décidé qu’il valait désormais mieux déléguer plutôt que d’être reléguée.

En 2020, mon défi sera de jouer collectif. Déléguer certaines tâches, monter à plusieurs indépendants sur des missions d’envergure, continuer à élargir mon réseau de talents seront autant de préoccupations qui animeront mon année.

Défi n°3 de 2020 : vers l’international et au-delà

J’aspire à terme de retourner vivre à l’étranger. Et 2020 sera la première étape de ce grand projet.

D’un point de vue personnel, 2020 sera l’année des voyages, avec notamment un gros voyage prévu de longue date avec Chéri : le Japon.

D’un point de vue professionnel, j’inaugure en ce début de 2020 un nouveau projet éditorial, « Fundraisers d’Ailleurs », une rubrique des Parenthèses d’Axelle consacrée à des portrait de fundraisers d’autres pays du monde.

Je suis donc entièrement ouverte, chers lecteurs de mon blog, à vos recommandations d’interviews dans les pays suivants : Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Portugal, Italie, Canada, Japon, Australie, Afrique du Sud… A vos commentaires !

Signé : Axelle

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Parenthèse n°3 – Les leçons de trois ans d’entrepreneuriat

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Aujourd’hui, cela fait trois ans jour pour jour que je me suis lancée dans la grande aventure de l’entrepreneuriat ! En ce début d’année 2019, que je vous souhaite à tous belle et heureuse, un bilan s’impose.


Photo by Marten Bjork on Unsplash

Il y a trois ans je sortais à peine de l’école, pleine d’espoir pour l’avenir et la tête remplie de rêves. Je ne m’en doutais pas encore à l’époque, mais j’étais en proie à beaucoup d’idées préconçues, qui s’étaient construites malgré moi pendant la première partie de ma vie. Sur l’entrepreneuriat bien sûr, mais aussi sur le monde du travail et sur le management.

2016 – 2019 a été pour moi une période intense de déconstruction de ces idées préconçues. La route a été longue, sinueuse et truffée d’obstacles, de remises en questions profondes et de nuits blanches. J’ai dû apprendre par la force des choses à ménager ma monture (c’est-à-dire ma pomme). J’ai appris à voir plus loin que l’instant présent, à savourer mes petites victoires quotidiennes plutôt que de m’arrêter sur des échecs. Pour me préserver, mais aussi mon entourage.

J’ose enfin au bout de trois ans utiliser ce mot : entrepreneuriat. Et ce même si je n’envisage pas à ce jour de « créer mon agence » ou « monter ma boîte », de « devenir patronne », de « disrupter tous les process du fundraising » ou de « scaler« . Non pas par manque d’ambition, mais pour continuer à avancer selon les valeurs qui me sont chères : créativité, ouverture, audace et engagement. Rien n’est dorénavant plus cher à mes yeux que d’apporter le plus de valeur possible aux projets que j’accompagne, et de continuer à proposer un contenu de qualité sur ce blog.

C’est pourquoi je vous livre aujourd’hui le fruit de ces trois ans d’introspection, que je pourrais résumer en 3 leçons. J’espère que ce qui suit vous permettra de vous sentir moins seul(e) dans votre projet et même d’envisager l’entrepreneuriat comme une voie possible d’épanouissement personnel et professionnel.

Leçon n°1 : Aucun diplôme ne fera de vous un bon entrepreneur

Je l’admets aujourd’hui : je me suis longtemps laissée croire que mon parcours « prépa – école de commerce » me conduirait tout droit vers une activité florissante. Quelle naïveté !

Mes études m’ont assurément donné des méthodes et une structuration intellectuelle qui m’ont permis de rebondir rapidement et de me développer dans certains domaines (marketing, communication, comptabilité, cadre juridique et fiscal, etc.). Et il faut également le reconnaître, mes études m’ont donné une rigueur, une agilité intellectuelle et une culture générale indispensables à l’exercice de mon métier de fundraiser.

En revanche, mes études ne m’ont pas franchement dotée des soft skills (= compétences « douces », qualités humaines et relationnelles) indispensables à entreprendre. Mes études m’ont appris à me projeter dans de grandes structures, où mon salaire serait justifié par un diplôme et où il est normal d’être méprisée sans broncher (voire maltraitée) par ses supérieurs hiérarchiques. Mes études ne m’ont pas appris la patience, l’endurance, la combativité et la connaissance de soi qui me sont indispensables au quotidien. 

Bonne nouvelle donc pour ceux qui veulent se lancer, même sans diplôme : ce n’est pas parce que vous n’avez pas fait de grande école que vous ne pourrez pas être un (très) bon entrepreneur !

Leçon n°2 : Entreprendre, c’est faire

Cette deuxième leçon est assez liée à la première. Dans le système scolaire français, l’échec est très mal vu et on vous apprend que la moindre erreur entachera à vie votre cursus. Or entreprendre, c’est avant tout apprendre à échouer. Bonne nouvelle n°2, donc : l’échec est normal quand on entreprend, et il est loin d’être une fatalité. Et pour échouer, il faut oser se lancer, passer de la réflexion à l’action.

Entreprendre, c’est avant tout se donner les moyens de réussir tout en se laissant la possibilité d’échouer. Etre un bon entrepreneur, c’est certes avoir une vision. Même le plan stratégique sur 10 ans le plus brillant ne sera rien si vous ne savez pas appliquer cette vision et passer à l’action. Et pour passer à l’action, il faut oser faire (ou faire faire), tout en envisageant l’échec comme une possibilité.

Gérer son stress et ne pas se laisser paralyser par la peur d’échouer sont de vrais soft skills que l’on apprend par l’entrepreneuriat. En trois ans, j’ai toujours davantage regretté d’être passée à l’action trop tard plutôt que d’être passée à l’action tout court !

Leçon n°3 : Entreprendre, c’est laisser le temps au temps

Il y a trois ans, je ne comprenais pas qu’on me conseille d’attendre trois ans avant de voir ce que valait vraiment mon activité. Je trouvais ce délais incroyablement long, et je me disais qu’en travaillant deux fois plus, j’irai deux fois plus vite dans mon développement.

C’était encore une fois une idée préconçue, et donc une erreur.

En trois ans, j’ai appris que ces trois premières années de démarrage d’activité sont incompressibles, et qu’entreprendre c’est donc s’armer de patience. J’ai compris que ce délai est essentiel pour se confronter à la réalité du marché et en tirer les bons enseignements. Pendant trois ans, on comprend ce que l’on vaut, on comprend les besoins de ses clients, on rencontre ses concurrents qui pourront devenir de véritables partenaires. Pendant trois ans, on apprend à se connaître et à savoir où sont nos points forts. On sait quelle valeur on est capables d’apporter à nos clients.

En guise de conclusion

Pour résumer en quelques mots : l’entrepreneuriat est une formidable école des soft skills. Mon aventure entrepreneuriale s’arrêtera peut-être un jour. J’aurai pour autant appris durablement la patience, l’autonomie, la polyvalence, la gestion du stress et la confiance en moi.

J’espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair, et qu’il vous permettra de questionner vos propres idées préconçues. Je vous souhaite à tous un jour d’avoir la chance de pouvoir vous lancer dans cette folle aventure 🙂

Signé : Axelle


Photo by Jon Tyson on Unsplash
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Parenthèse n°0 – La genèse, le pourquoi du comment

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Bonjour à tous !

Certains d’entre vous se disent peut-être : « Tiens, encore une consultante qui va nous donner des leçons de ponctuation niveau CE1, nous dire à quel point ses services sont géniaux et nous facturer 1 000€ de l’heure, en HT bien sûr« . D’autres, moins traumatisés par le milieu du conseil, s’attarderont plutôt sur le choix du titre : « Pourquoi des « Parenthèses » ? ».

C’est une excellente question ! La plupart du temps on se sert des parenthèses pour apporter des précisions dans un texte. Des précisions utiles, certes, mais non essentielles, et les adeptes de la lecture en diagonale ne les lisent même jamais. Mon choix de titre a été surtout motivé par la richesse sémiologique  du mot « parenthèse »(cf. la définition dans le Larousse). Une richesse qui fait surtout écho à mes deux motivations principales pour monter ce blog.

Les deux raisons pour lesquelles j’ai créé ce blog

Raison n°1

Pour ceux qui me connaissent et qui ont déjà eu l’occasion de discuter et  débattre avec moi, j’ai pour habitude de m’exprimer en faisant des digressions. J’ouvre des parenthèses dans les parenthèses au grand dam de mes interlocuteurs, mais je finis toujours par retomber sur mes pattes et à conclure. Quoi de plus naturel donc pour moi de vous livrer ces petites parenthèses utiles sur le métier de fundraiser et l’univers de l’ESS ?

Raison n°2

Parce que dans le fou métier de fundraiser, ces moments pour sortir de l’urgence, faire le point et prendre du recul sont indispensables. Le secteur de « l’intérêt général » est en effet en pleine mutation et ses frontières sont de plus en plus poreuses. Entre associations traditionnelles, fondations, ONG, entreprises sociales, entreprises engagées, social tech et les futures entreprises à mission, il est parfois bien difficile de s’y retrouver. S’autoriser des parenthèses permet d’y voir plus clair, de maîtriser son temps et donc d’être plus à même d’agir et de changer le monde.

Des parenthèses dans les parenthèses… pour prendre du recul

Vivre, ce n’est jamais que reculer pour mieux sauter (Jacques Sternberg)

L’ambition de ce blog est moins de vous embarquer dans de longues digressions sans fin que de vous nourrir une fois par mois de « food for throught« . Cas pratiques inspirants, articles de fond rédigés à quatre mains avec d’autres experts pour croiser les points de vue, conseils méthodologiques ou tips de développement personnel… Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer ! Et si en plus tout cela vous permet de partager vos expériences et d’échanger vos bonnes pratiques, je serai comblée.

N’hésitez pas à me faire vos suggestions d’interviews ou de sujets, ou à me contacter si vous souhaitez contribuer à ce blog.

Bonne lecture à tous, et bienvenus sur mon blog ! 🙂

Signé : Axelle

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