Parenthèse n°19 – L’argent n’est jamais le problème

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Quel(le) entrepreneur(e) ou dirigeant(e) ne s’est jamais sérieusement remis(e) en question quand, en période de ralentissement ou de forte incertitude, l’argent n’entrait plus aussi facilement ! Et si vous arrêtiez de vous faire subir ça ?

Depuis 5 ans que j’exerce le métier de fundraiser, je constate que quel que soit le contexte économique, l’argent est vécu comme un problème par mes clients. Qu’ils en manquent ou qu’ils en aient trop d’ailleurs. Parfois par tabou culturel, il créé toujours des tensions quand il est perçu comme une finalité en soi.

Tant est si bien que quand l’argent finit par manquer, on essaie toujours de trouver une explication… ou un coupable :

« Et si c’était notre offre qui n’était pas suffisamment claire ? « 
« Et si c’étaient nos concurrents qui nous faisaient du tort ? « 
« Et si on essayait de prospecter d’autres cibles ? Au point où on en est ! « 
« Et si le problème, c’était moi ? Je ne suis jamais à l’aise quand il s’agit de parler d’argent… « 

Autant d’angoisses, ou plus précisément d’excuses, qui peuvent empêcher n’importe qui de dormir la nuit.

Et si le fond du problème était plutôt votre rapport à l’argent ?

En tant qu’entrepreneure, j’ai moi-même été longtemps complexée par la question de l’argent. Oui, même en sortant d’une école de commerce ! 😉

Sans le voir comme quelque chose de « sale » ou « honteux », j’y attribuais une forme de sécurité et de reconnaissance. Et j’avais fini par me convaincre à tort que ma sécurité personnelle et ma valeur professionnelle dépendaient de l’argent que j’encaissais tous les mois.

C’est pourquoi le fundraising m’a attirée ! Je nourrissais l’espoir comme beaucoup de néophytes d’enfin apprendre à trouver des financements pour n’importe quel projet. J’espérais secrètement me garantir ainsi une liberté illimitée pour créer, voyager, lancer des projets.

Et pourtant plus j’acquiers d’expérience, plus je comprends que l’argent est secondaire. Je m’aperçois qu’aucune méthodologie aussi sophistiquée soit-elle n’a le pouvoir d’attirer l’argent comme une baguette magique. Je constate surtout que ce rapport à l’argent mal géré constitue un véritable plafond de verre pour de nombreux projets, qui les empêche de croître et se développer à leur plein potentiel.

Quand les finances vont mal, l’argent n’est jamais le problème.

Après avoir accompagné plus d’une trentaine d’organisations et de dirigeant(e)s, je suis désormais certaine que l’argent est un flux qui circule dans un processus plus global de création de valeur pour les autres. Quand on aide les autres à grandir, quand on les inspire, quand on leur redonne de l’espoir, quand on leur permet de se raccrocher à quelque chose de plus grand qu’eux… Alors l’argent circule !

L’argent est toujours le résultat d’un état d’abondance et d’ouverture à l’Autre. Il peut être un but, mais jamais une finalité en soi. Toute perturbation dans sa circulation est le signe de dysfonctionnements plus profonds dans la relation à l’Autre. Que cet « Autre » soit une personne ou une organisation.

Si l’argent manque dans votre projet, c’est que vous n’êtes pas au clair avec la valeur que vous apportez aux autres, ou qu’elle ne s’est pas (encore) adaptée aux évolutions de votre marché.

Et si on prenait rendez-vous pour faire le point sur votre création de valeur ? 🙂

Signé : Axelle

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